Présentation Zen ou faire des présentations simples et claires

by Mary on 07/28/2011

Il y a quelques jours je me suis enfin décidée a réaliser ma première présentation zen. Après des dizaines de fois où j’aurais pu le tenter pendant ma scolarité j’ai attendu la dernière et la plus importante de toutes les soutenances auxquelles j’ai pu participer, celle du stage de fin d’études. Non pas que je ne voulais pas auparavant mais plutôt que je ne pouvais pas. On peut difficilement imposer à un groupe quelque chose qui ne correspond pas au standard de facto de la présentation : les listes à puces. Pire, les listes à puces sur *tous* les slides. Donc j’ai attendu la dernière mais finalement la seule présentation où j’étais entièrement au commande pour suivre les conseils du livre de Garr Reynolds : Présentation Zen. L’exemple typique pour vous illustrer rapidement le principe, c’est de regarder une Keynote de Steve Jobs. Sinon, voici la préface du livre par Guy Kawasaki :

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C’est un livre que je conseille très franchement et qui à travers de nombreux exemples explique comment épurer ses slides tout en les rendant visuellement plus attrayants afin de servir son discours. Quoi qu’on en dise, la simplification n’est pas un processus simpliste. En réalité, on à tendance à surcharger nos slides pour nous rassurer inconsciemment en cas de trous de mémoire. Et souvent cela nous conduit surtout à lire ce qui n’apporte aucune valeur ajoutée. Mention spéciale à certaines présentations que j’ai pu voir et où les speakers lisaient littéralement leurs textes format word grâce à un ordinateur posé devant eux.

Pour en revenir à la liste à puces, elle est souvent utilisée à tord et à travers, déviée de son but original car considérée comme l’outil ultime pour organiser ses idées. Mais outre le fait d’apporter trop de contenus au même endroit car évidemment chaque point est détaillés c’est se priver d’un outil bien plus excitant : le comportement de l’oeil. Je pense notamment à la règle des trois tiers et des points chauds très utilisée en photographie, mais aussi au fait qu’on lise du moins chez nous, de gauche à droite et non de haut en bas.

C’est d’ailleurs le point le plus positif de cette expérience. J’ai pris beaucoup plus de plaisirs à créer ce support visuel et dans le même temps à réfléchir au discours l’accompagnant. Je pense que j’aurais pu aller encore plus loin, en épurant plus drastiquement mes slides de manières à n’avoir qu’une idée clé pour chacun d’entre eux. Cela dit pour une première expérience je pense que cela tranchait déjà pas mal avec tout ce que j’avais pu réaliser auparavant.

Le seul point qui m’inquiétait au départ en démarrant cette expérience c’était de tomber sur un jury réfractaire même si au cours de sa réalisation je n’ai eu que des commentaires positifs. Evidemment, j’aurais toujours pu argumenter mon choix, mais heureusement je n’ai pas eu à le faire !

Voilà c’est un simple retour d’expérience qui j’espère vous sera utile. La prochaine étape : réduire mon débit de parole.

There are 4 comments in this article:

  1. 07/28/2011Shaeffer says:

    Merci pour ce bouquin. Par ailleurs, le meilleur des outils pour réaliser des slides reste LaTeX. L’apprentissage de ce langage est très simple et très souple.

  2. 08/1/2011Mary says:

    LaTeX a de nombreuses qualités pour la rédaction de rapport, mémoire, autres… mais pitié, pas pour des slides. Je me souviens avoir eu un cours uniquement illustré par des slides LaTeX, quel horreur, alors certes le prof était aidé pour l’insertion des formules, mais bon…

    C’est à mon sens, la parfaite manière d’illustrer le phénomène du « mélange des supports ». On créer des slides qui font à la fois office de présentation et de documents de références. Alors que l’idéale, ce serait créer des slides pour illustrer son discours, et distribuer un document de référence complet au format A4.

  3. 09/28/2011Glol says:

    Je pense que j’aurais des problèmes si j’arrive avec 15 slides vides lors de ma soutenance de stage…

    Le truc c’est que les slides servent aussi en dehors de la présentation. Personne ne lit les rapports de 50 pages, mais se contente des infos synthétisés sur les slides. Les slides sont un type de livrable en fait.

    Je serais intéressé de voir les slides que tu as faits pour ta soutenance.

  4. 09/28/2011trixky says:

    Je ne parle pas d’arriver avec des slides vides de sens oô

    Typiquement mes slides reprenaient uniquement des mots clés/chiffres clés/idées clés/schéma mis en valeur de manière graphique. Je verrais si je peux en mettre en ligne.

    Donc effectivement c’est un document de synthèse.

    Perso, j’ai pas souvent vu des présentations qui se contentaient d’afficher des infos synthétisées sur les slides. La plupart du temps c’est hyper-rempli, parce qu’effectivement c’est le seul document disponible à la consultation par la suite.

    Un rapport/documentation (quelques pages, ou 50 pages, enfin tout ça dépend du but), ça ne s’utilise pas de la même façon qu’une présentation, et on n’en fait strictement pas la même chose derrière.

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